Le sud ouest !

Le lendemain de notre retour à Perth, nous prenons notre voiture de location et entamons notre périple dans le sud-ouest (après avoir négocié pour échanger la Hyundaï manuelle contre une automatique, plus simple pour la conduite à gauche).

Nous nous arrêtons pour déjeuner à Mandurah, une station balnéaire bondée de monde en ce long week-end australien (4 jours).
Confection des sandwichs sur une table de pique-nique, sieste sur la pelouse bordant la mer, petit café (parfois, quand il faut…), et c’est reparti.

Nous faisons escale à Busselton où nous assistons à un magnifique coucher de soleil depuis la jetée où de nombreux pêcheurs lancent avec agilité leurs lignes dans une mer d’huile aux couleurs pastels. On en reste coites.

Nous arrivons à Margaret River en fin de journée, 10 minutes après la fermeture de l’accueil de l’auberge où nous devions passer la nuit… Vraiment pas de bol. Nous voilà à tourner dans ce bled inconnu pour trouver un bon vieux motel alors qu’il fait déjà nuit noire.
Après quelques tentatives dans des endroits beaucoup trop luxueux pour notre porte-monnaie, nous nous arrêtons dans un caravan park. Découverte de la caravane n°19. Mais c’est trrrop mignon !!  Truc de ouf. On a un lit double, un lit superposé, un lit de camping, une kitchenette, une télé (!!), une table (et des chaises !), et une petite terrasse… Nous qui étions habituées aux dortoirs minuscules et bordéliques des auberges, c’est carrément le grand luxe ici !
Nous cuisinons notre poêlée de poivrons et riz blanc, et nous mettons au lit pour une bonne nuit réparatrice.

Le lendemain, nous nous baladons sur les rives de Margaret River et croisons sur notre chemin Ray, une australienne retraitée vivant à Brisbane et effectuant un road-trip avec son mari sur la côte ouest. Nous papotons gaiement et reprenons notre chemin (ahhh, ce que j’aime toutes ces rencontres !).

Nous passons une deuxième nuit à Margaret River dans notre auberge initiale et y rencontrons Alex et Gabriel, deux français à la recherche d’un boulot sans vraiment en chercher. Des glandeurs quoi.

Le lendemain, réveil 7h30. Nous partons faire une balade de deux heures au Cape Naturalist Lighthouse, un parc naturel offrant une magnifique vue sur l’océan indien.
Les senteurs y sont les mêmes que sur la côte méditérranéenne, et en fermant les yeux on se croirait dans notre bon vieux pays (soupir de nostalgie heureuse).
Nous y pique-niquons et repartons vers notre prochaine destination, Walepole.

Walepole est une minuscule bourgade, seulement quelques maisons et commerces au bord d’une route. L’auberge où nous passons la nuit est vide. Nous y sommes les seules occupantes. C’est la première fois que cela nous arrive, c’est bizarre et très agréable. On va tellement bien dormir…

Nous partons nous promener le lendemain matin dans le Walepole Nornalup National Park où se dressent des arbres multi-centenaires monumentaux, puis nous rejoignons Denmark au sud duquel se trouve William Bay, une baie magnifique avec des plages de folie, dont les Green Pools et Elephant Rocks, deux plages côte-à-côte

Quatrième et cinquième nuits. Nous passons les deux nuits suivantes dans une auberge à Albany.
Nous y faisons la connaissance de deux anglais, un allemand et un français travaillant dans une ferme cultivant des pommes terre, ainsi qu’un chinois et un finlandais travaillant dans une usine de viande de mouton. Berk. On est vraiment contentes de ne pas bosser…
Nous partageons la chambre avec une australienne ex-chef pâtissière voyageant en scuda (petite moto) avec tout son attirail de cuisine et ses livres de recettes 🙂 (et avec une autre fille rousse en mini-short à franges totalement irrespectueuse et inintéressante au possible).

Arrivée à Bremer Bay en fin de matinée. Nous découvrons notre merveilleuse cabine (n°1) dans le caravan park où nous passerons la nuit, et, à peine arrivée, je fais la connaissance de nos voisins des cabines 2 et 3. Ce sont trois australiens d’une cinquantaine d’années, originaires de Perth, venus passer un long week-end entre collègues et copains dans cette belle et sauvage région.
Nous sommes invitées le soir même à déguster en leur compagnie un barbecue de poissons locaux. Qu’ils sont accueillants ces australiens, moi j’adore. Et puis je découvre la vie de camping, et je trouve ca super sympa.
Nous passons l’après-midi à lézarder sur la plage de Little Fishing Harbour Bay.
Finalement, échec total, ils ne pêcheront aucun poisson au cours de l’après-midi, et nous nous ferons du riz aux légumes. Seul problème, pas de passoire dans la caravane. Coucou les voisins ! C’est moi, la française de la caravane n°1 ! Pas de passoire non plus mais un gros brainstorming sur comment égoutter du riz sans passoire. On rigolera bien sur le sujet pendant 15 minutes (mais siii, où est passée votre âme d’enfant ?).

Le lendemain matin, de retour des commodities (ben oui, en camping faut pas avoir d’envie pressante parce que les toilettes ne sont jamais tout près) nos gentils voisins me saluent depuis leur terrasse. Wouhou ! Oui oui, coucou ! Hehehe.
Ils nous proposent de nous joindre à eux pour aller se balader dans le Fitzgerald River National Park.
Super sympa ! Mis à part les 90 km de piste version tôle ondulée et un impact sur le pare-brise qu’on redoute de voir s’étendre sous le choc des vibrations, c’est une super matinée.
Nous nous arrêtons sur une magnifique plage à Point Ann pour nager et cuisiner un barbecue.
Nos trois compères se révèlent être des psychanalistes dont l’un d’eux, Craig (mon préféré, et gai jusqu’au bout de sa boucle d’oreille), écrit également une nouvelle fantastique sur des anges descendus sur terre, et dont l’histoire se passe en partie à Paris. Lovely. Son unique connaissance en français se limitera à cette phrase : « Est-ce que c’est le vin rouge ? ». Non Craig, ça, c’est un sandwich.

Sur le chemin du retour, nous les quittons pour prendre la route vers notre prochaine et dernière étape avant Esperance : Munglinup (tous les noms de bleds ici se terminent par « nup » qui veut dire « eau » en langue aborigène).
Le caravan park est totalement paumé, nous tournons un peu avant de le trouver (après 15 km de piste) mais l’endroit est superbe, à 5 minutes d’une très belle plage d’où nous admirons le coucher de soleil.
Le lendemain matin, c’est la claque. À 9h, il fait déjà 35 degrés dehors, et dans la caravane aussi. Nous retournons à la plage où nous nous promenions en pull la veille. Le contraste avec l’eau bien fraîche est saisissant. Je barbote avec mon masque et tuba et ramasse de jolis coquillages nacrés. Malgré les 43 degrés à l’ombre, je mets du temps à me réchauffer tellement l’eau est froide dans cette région.

Nous reprenons la route vers Esperance où nous passons la nuit en auberge.
Sale nuit. Cette saleté de voiture de location se met à sonner en pleine nuit et je n’ai pas d’autre choix que de la déplacer dans un parking isolé quelques centaines de mètres plus loin. Mmmh ! Sympathique petite balade en pyjama à 3h du matin. Le lendemain, je suis crevée et enervée contre Europcar.

Après avoir réglé le problème dans une concession Hyundai (vous saurez tout), nous partons visiter Cape Le Grand, un parc national situé à une vingtaine de kilomètres.
Nous y voyons des plages incroyables… Sauvages et magnifiques. Après deux mois, nous ne pouvons pas nous lasser de la beauté des plages australiennes. Elles sont toutes si différentes et si incroyables ! On est toujours aussi surprises.

Après 3h30 de route, nous arrivons à Lake King où nous passons la nuit dans une petite caravane pourrie et vieillotte pleine de cadavres d’insectes. Miam miam.

Le lendemain matin, nous quittons Lake King et roulons 1h30 jusqu’au Wave Rock, un rocher en forme de vague de 15 mètres de haut, devenu une véritable attraction touristique. C’est vrai que cette vague de granit sortie de nul part est assez spectaculaire.
Les mouches sont de retour, nous marchons en gesticulant et pique-niquons tant bien que mal avant de repartir pour 3h30 de route.

Dernière nuit sur la côte ouest. Ce soir, nous dormons dans une ferme à 10 km d’Arthur River, un minuscule bled dans une région agricole.
Nous sommes accueillies par des caniches surexcités qui s’empressent de nous mordiller les mollets à peine sorties de la voiture. Sit down ! Chhhtt !
Un couple d’agriculteurs vit ici. Ils cultivent des céréales, des canolas, et plein d’autres trucs, et ont un élevage de moutons (et une basse-cour avec des oies, des poules, des chats et des chiens partout). N’ayant plus de place dans l’annexe réservée aux backpackers, nous sommes installées dans une chambre de leur ferme.Nous nous joignons à eux pour le dîner que nous partageons dans leur cuisine avec la mère de notre hôte ainsi qu’une autre backpacker estonienne.
Peter, le mari, nous pose plein de questions et nous parle de sa région dont il n’est parti que deux fois pour des vacances. Une semaine à Exmouth, une semaine à Brisbane. C’est sacrément dur la vie d’un agriculteur…

En tous cas cette petite plongée dans la vie des australiens nous ravit totalement.

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La côte ouest

Nous voilà repartie pour un tour en bus avec un groupe sur la côte ouest.

Nous sommes 24, des suisses-allemands (beaucoup), deux suédoises, deux malaysiennes, des japonaises, des anglais, une hollandaise, une irlandaise, un chinois, mais toujours pas de français.
Notre guide, Jess, est très sympa et commence chacune de phrases par un « Ok, guys » (variante : « Alright guys »).

Les trajets entre chaque stop sont très longs, et pour le coup, il n’y a vraiment rien de rien sur le chemin. De part et d’autre de la route (toute droite la plupart du temps), des arbustes s’étendent à perte de vue. De temps en temps, une ferme apparaît, au milieu de nul part, et nous nous demandons qui peut bien vivre ici.

Fort heureusement, le bus est climatisé. A chaque arrêt, c’est la claque. Il fait dans les 37 degrés à l’ombre, et il n’y a pas d’ombre. Par contre il y a des mouches, des tas de mouches qui viennent se coller à nos visages, à notre nez, à nos oreilles, à notre bouche (je n’essaie pas de faire un cours d’anatomie, mais j’insiste sur ces parties parce que c’est vraiment extrêmement désagréable, surtout dans les oreilles).

Chaque repas fait l’objet d’une organisation assez extraordinaire. Chacun trouve son rôle : préparation des légumes, responsable du barbecue, rapeur de fromage (un métier à part entière), vaisselle, rangement… Notre groupe est super efficace et nous repartons toujours à l’heure.
Enfin, nous pouvons faire ce barbecue tant désiré ! Pour certains déjeuners, nous préparons des hamburgers sur une aire de picnic, le soir, nous grillons des steaks et des saucisses et préparons une grande salade.
L’avantage d’être en groupe est que nous préparons le dîner à tour de rôle, ce qui nous permet certains soirs de nous laisser aller à une douce contemplation en sirotant notre verre de vin rouge tiède (dans un mug en métal, vive la vie de camping !).

Au bout de trois jours, le voyage se termine pour la moitié de notre groupe. C’est dommage car nous commencions tout juste à nous connaître. Ils reprennent le bus pour Perth tandis que nous continuons notre voyage vers Exmouth.
Nous sommes donc désormais 12 à bord de notre mini-bus. Une suisse-allemande, un hollandais, deux anglais, une chinoise, deux suédoises, deux malaysiennes, Jess et nous 🙂

La côte ouest est vraiment magnifique, beaucoup plus sauvage que la côte est. C’est vraiment l’Australie telle qu’on se la représente : de grandes routes toutes droites pendant des kilomètres avec rien d’autre autour que de la végétation et quelques moutons de temps à autres.
Les distances entre chaque point d’intérêt sont immenses, mais les heures passées sur la route sont largement récompensées.
Chaque endroit que découvrons est une nouvelle surprise, impossible de se lasser, les paysages sont à chaque fois incroyables et complètement différents. La nature est si dingue ici, on se sent vraiment petits !

Notre première escale se fait dans le désert de Pinnacles, un lieu impressionnant où des centaines de rochers semblant sortir de nul part se dressent vers le ciel. Ces formations rocheuses se seraient formées
dans un désert de sable restent un mystère pour les scientifiques.

Nous découvrons ensuite la magnifique plage de Julien Bay où nous faisons du sand surfing sur une énorme dune surplombant la plage. Concept : tu montes en haut de la dune avec tes petites jambes, tu t’assois sur une planche de surf en bois à peu près de la taille d’un snowboard, et tu gliiiiiiiisses !!! Trop bien. J’y retourne deux fois et c’est tout parce qu’avec ce vent de fou j’ai du sable jusque dans la bouche.
L’Australie est un pays venteux, et c’est rien de le dire.

Nous reprenons la route et nous arrêtons pour voir le coucher de soleil à Pot Alley, un lieu incroyable et majestueux où d’immenses falaises déchiquetées plongent dans l’océan. La lumière est surnaturelle, les rochers passent du doré au rouge pendant que le soleil rougeoyant disparaît derrière l’horizon, et malgré les rafales de vent glaçé qui manquent de nous emporter, nous avons du mal à quitter cet endroit.

Nous passons la première nuit à Kalbarri, point de départ pour une belle balade le lendemain dans le Kalbarri National Park (1 000 km² de bush) où nous faisons de l’updiving sur une paroi rocheuse de 25 mètres (ben pour une première fois c’est déjà pas mal). Il s’agit donc de descendre en rappel une paroi abrupte. Franchement, je pensais que c’était plus facile. « Fais la grenouille ! » me crie le moniteur. Ben ouiiii, j’essaie ! Ma grenouille était certe un peu tendue (en témoignent mes courbatures du lendemain), mais je suis arrivée en bas un grand sourire aux lèvres. Même que j’ai recommencé.

Nous découvrons ensuite la Shark Bay World Heritage Area, où nous nous baignons sur une plage uniquement composée de milliers de petits coquillages blancs (d’où son nom : Shell Beach).

Nous passons la nuit à Monkey Mia, une zone protégée par le Département en charge de l’environnement et de la conservation.
Le lendemain, nous profitons de la plage sur laquelle notre auberge donne, et assistons au nourrissage des dauphins. Explications : depuis les années 60, des dauhins attirés par les bateaux de pêche ont pris l’habitude de venir en bord de plage pour être nourris. C’est donc devenu une attraction touristique à laquelle j’ai allègrement participé puisque j’ai donné un poisson à un mignon dauphin qui me souriait de toutes ses dents.
Nous partons ensuite voir une baie infestée de requins. On peut les observer depuis la colline en surplomb. Ils viennent vraiment contre la côte ! Très rassurant tout ça…

Le lendemain, super journée de folie. Nous sommes à Coral Bay, lieu de prédilection pour le snorkeling et la plongée. En effet, le long de la Coral Coast, il existe également une barrière de corail très riche en coraux et poissons de toutes sortes. Les stars de la région sont les requins baleines, énormes (jusqu’à 16 m de long et 40 tonnes) et magnifiques (bleus tachetés de blanc) mais la saison s’étendant de mars à juin, nous n’en verrons pas.
En revanche, nous nagerons jusqu’à en perdre haleine derrière des raies mantas majestueuses de 3,5 m d’envergure, nous barboterons au-dessus de cinq requins gris, nous nous baladerons en compagnie de charmantes tortues vertes (parfois en prenant soin d’éviter les méduses) et observerons le ballet incessant des poissons grignotant les coraux.

Enfin, le soir, nous atteignons Exmouth, dernière étape avant d’entamer notre redescente vers Perth. Nous y restons deux nuits et profitons des belles plages de Lakeside et Turquoise Bay depuis lesquelles la barrière de corail est accessible (sans bateau) pour faire du snorkeling. Encore des tortues, des coraux, un poulpe, des poissons-clowns… Chic !

Sixième jour. Lors de notre redescente, nous faisons une brève escale à l’endroit exact où passe le Tropique du Capricorne et nous arrêtons pour la nuit dans une charmante ferme entourée de champs dorés où paissent de mignons lamas.

Dernier jour ! Nous continuons notre route vers Perth et faisons escale dans un lieu surprenant : la Principauté de Hott River, un village ayant décidé de vivre en totale autharcie et d’auto-proclamer son indépendance. Nou avons donc rencontré le prince et la princesse, bien agés maintenant, et visité leur église, leur poste, leur government house, et leur boutique de souvenirs bien sûr.
Ils sont bizarres ces australiens. Non non, la Principauté de Monaco en France ça n’est pas du tout pareil… Bon, ok, on a la même chez nous.
Nous nous arrêtons également dans le Greenough Wildlife and Bird Park, une ferme où les propriétaires ont décidé de recueillir des animaux blessés et de les soigner.

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Perth

Perth qui nous paraissait si grande de nuit lors de notre arrivée en bus est finalement une petite ville composée d’un petit centre-ville et de banlieues environnantes. En Australie, les quartiers entourant le centre-ville sont nommés « suburbs », c’est pourquoi je parle de banlieues…

Notre première auberge, One World Backpackers, se trouve au nord, dans le quartier de Northbridge. Le quartier est très sympa, plus convivial que le centre, comme dans chaque ville où nous sommes passées. On y trouve plein de petites boutiques, restaurants et cafés sympas.
L’auberge est petite, conviviale, et la plupart des packpackers y séjournant travaillent dans le coin et sont là depuis plusieurs mois.
A l’heure des repas, la cuisine grouille de jeunes affamés, les plans de travail deviennent dégoulinants de sauce en quelques minutes et il faut se battre pour se faire sa place.
Puis, tout le monde se retrouve autour d’une grande table à l’extérieur et c’est le début d’une soirée bien animée où l’anglais cotoie l’allemand et le français et où chacun parle plus fort que son voisin. Les québecois sortent leur guitare, les anglaises sortent leur scrabble, nous sortons notre tisane, certains sortent leur vodka, et tout le monde est content.

Nous consacrons nos deux premiers jours à l’organisation de notre périple sur la côte ouest. En deux jours (bien remplis), c’est plié.
Nous prenons un tour de 7 jours qui nous fera remonter le long de la côte jusqu’à Exmouth puis revenir à Perth. Nous louons une voiture pour les 11 jours suivants pendant lesquels nous visiterons la région du sud-ouest. Enfin, nous prenons notre billet d’avion pour rejoindre Alice Springs le 20 mars, ainsi qu’un tour de 5 jours pour visiter l’outback et redescendre vers Adélaïde. Voilà, vous savez tout !

Le quatrième soir, changement d’ambiance à l’auberge. C’est vendredi soir, tout le monde sort sa vodka. Il est 21h. Les filles, brushées, maquillées, en mini robes moulantes et talons hauts hurlent en titubant dans la cuisine (partout en fait) pendant que nous préparons notre riz aux légumes. C’est quoi – ce – bordel (et j’insiste sur la pause entre chaque mot) ?
Nous dînons à l’écart de cette scène de désolation et battons en retraite dans notre chambre où nous retrouvons nos roomates allemands avec un air consterné.

Petite précision sur notre chambre. La première nuit, nous découvrons que nous allons partager un lit double dans une chambre de 4 personnes où l’air a dû atteindre les 35 degrés. A trois heure du matin, malgré le ventilateur au plafond qui m’envoie quelques bouffées d’air tiède, j’abdique et me replie dans le salon – climatisé, où dorment déjà deux personnes sur les canapés. Je finis la nuit sur un petit canapé de deux places tout juste bon pour pour accueillir un nain. Réveil à 6h30 par le personnel de l’auberge et les premiers geeks venant prendre leur bouffée d’internet sur les ordinateurs mis à disposition (payants).

Deuxième nuit, c’est la merde, n’ayant pas fait de réservation pour cette nuit et après avoir appelé toutes auberges de la ville, nous tentons de négocier le dernier lit simple dispo dans une chambre de 6. Nous commencons à dormir tête-bêche, puis des jeunes gens alcoolisés entrent dans la chambre et trébuchent en pouffant de rire sur les amoncellements de vêtements et de sacs dispersés un peu partout. S’en suit un échange de stupidités que je n’ai pas pris la peine de traduire. Impossible de me rendormir, je passe une nouvelle nuit au salon.

Troisième nuit, cette fois, c’est le grand luxe, nous migrons vers la « suite nuptiale », une chambre double rien que pour nous avec notre propre salle de bain, et même une fenêtre. Royal (mais cher).

Quatrième et nuit, nous revenons dans notre première chambre et retrouvons nos amis allemands Tony et Martin avec qui nous sympathisons jusqu’à se chanter pour nous endormir des chansons comme « Frère Jacques » en africaans et japonais. Savez-vous que selon les pays, le frère change de nom ? Aux US, c’est frère John, en Allemagne, frère Jacob… Idem pour le « Ding Ding Dong » (les clochent ne sonnent pas toutes pareil selon les pays).

Nous étions donc connues dans cette auberge pour être des itinérantes. Les « check-in and check-out » french girls.
Même rituel pendant 4 jours : le soir, faire son lit et défaire sa valise. Le lendemain matin, défaire son lit et refaire sa valise. Rendre les clés, reprendre d’autres clés, attendre 12h pour check-in. A 12h, faire son lit, défaire sa valise. Etc, etc.

Nous déménageons pour les deux nuits suivantes dans une autre auberge, encore plus au nord, car le départ pour notre tour sur la cote ouest se fait à partir d’ici.
Nous passons la première soirée à boire du cidre avec nos amis allemands, et la seconde dans un restaurant coréen (on est définitivement addicted) avec nos nouvelles roomates, une fleuriste suisse-allemande et une suédoise.

Nous profitons également de ces quelques jours pour faire une excursion sur Rottnest Island. Il faut tout de même 45 minutes pour s’y rendre en bateau.

Petite appartée qui n’a absolument rien à voir avec tous le reste : je fais actuellement une étude approfondie sur les bonbons australiens 🙂 Il sont vraiment différents des bonbons français. D’une part, le rayon leur étant dédié dans les supermachés est absolument gigantesque, sans parler des chocolats, barres chocolatées et autres confiseries. D’autre part, ils ont un goût vraiment chimique assez semblable à des produits détergents, de la lessive ou je ne sais quoi. Bref, nous n’avons pas les mêmes valeurs 🙂
J’expérimente également en ce moment les confiseries chinoises. J’ai investi dans un paquet de bonbons au gingembre (en attente d’expertise), et un autre de caramels au lait et aux chataîgnes. Mouaif.

Rien ne vaut nos caramels au beurre salé ni nos bons vieux Haribo (c’est beau la vie) pour les grands et les petits.

Cairns

Nous arrivons à Cairns après une nouvelle nuit passée dans le bus. Nous accusons le coup après les deux courtes nuits passées sur le bateau.
La baignade étant très déconseillée à Cairns pour causes de crocodiles, de requins et de méduses mortelles, nous nous étalons sur les rives du lagoon construit juste en bord de mer pour récupérer un peu.

Le lendemain, nous partons visiter le Cairns Tropical Zoo. Nous sommes toutes excitées ! On va enfin voir des koalas, des crocodiles et autres animaux australiens.
Les koalas sont trop mignons. Accrochés à une branche d’eucalyptus, ils dorment profondément du sommeil du juste, ne se réveillant de temps à autres que pour changer de position avant de se rendormir aussitôt.

Troisième jour. Aujourd’hui est un grand jour. Nous allons survoler la barrière de corail en avion ! On est surexcitées. Le temps n’est pas aussi dégagé qu’on l’aurait voulu mais c’est déjà une chance qu’il ne pleuve pas. Nous nous rendons à l’aérodrome et rencontrons notre pilote, un hollandais dont je n’ai pas réussi à retenir le nom. L’avion est minuscule, on est plus à l’étroit que dans une petite voiture. Laure est assise à l’avant, à droite du pilote (apparement la règle du volant à gauche ne s’applique pas en avion), et Dorothée et moi sommes derrière. Le décolage est si rapide qu’on a à peine de le temps de s’en rendre compte, on est déjà en train de voler. Ça bringuebale, on ne s’entend pas parler tellement c’est bruyant (en même temps c’est normal, le hublot à côté de ma tête est ouvert pour permettre de prendre de belles photos), mais c’est vraiment trop cool. Nos regards se croisent une fois en l’air, on a toutes le même air ébahit. Les paysages vus du ciel sont extraordinaires. Nous survolons des îlots et petites bandes de sables entourées de coraux affleurant la surface de l’eau. Les contrastes des couleurs sont magnifiques, on parvient même à voir des raies sur les zones sableuses. L’avion descend plus près de la mer et se penche de chaque côté pour nous offrir des vues saisissantes sur les récifs.
Nous volons pendant 1 heure et redescendons sur terre, un peu barbouillées mais la tête pleine de belles images.

Quatrième jour. Ce matin nous allons visiter le Botanical Garden, situé dans l’un des plus vieux quartier de Cairns, et à 30 minutes à pied de notre auberge. Notez, normalement je devrais dire « backpackers » pour désigner les auberges car comme cela qu’on les nomme ici, mais j’ai du mal à me résoudre à utiliser ce mot également employé pour désigner les voyageurs comme nous. Bref.
Ce jardin est extraordinairement magnifique. C’est de loin mon préféré jusqu’à maintenant. Les plantes y sont toutes tropicales et les arbres immenses et entourés de lianes. Je pense avoir explosé mon score de photos prises en un même endroit.
Nous avons terminé notre balade le long des Centenary Lakes, des lacs enchanteurs couverts de lentilles d’eau et de nunéphars où se pressent, sur les rives, des multitudes de petits crabes à une pince (Cherchez l’erreur. Certains sont d’ailleurs droitiers et d’autre gauchers, c’est très drôle).

Après cette balade, nous revenons au lagoon où nous croisons pour la troisième fois Jérôme, un français que nous avons  vu sur le ferry revenant de Fraser Island, sur une plage des Whitsundays, et donc, sur les pelouses du lagoon. Trop de coïncidences. Nous décidons de faire ensemble un barbecue le soir même près du lagoon, en compagnie également d’Eric, un ami Montréalais de Laure de passage à Cairns.

En Australie, il y a des barbecues partout ! Tout le long de la côte Est nous en avons vu jusqu’au bord des plages, au milieu de nul part. Et, chose inpensable pour un français, ils sont en parfait état et d’une propreté incroyable, malgré le nombre de personnes qui les utilisent chaque jour. Qu’ils sont respectueux ces australiens, c’est bien.
Finalement, le barbecue sera transformé en dîner dans un restaurant vietnamien pour cause de déluge de pluie.

Et voilà, dernier réveil sur la côte Est. Laure et moi prenons ce matin notre avion pour Perth, avec une escale d’1h30 à Brisbane, et Dorothée s’envole vers Melbourne avant de repartir le lendemain vers Paris.
Nous perdons une accolyte de voyage, c’est donc avec un gros pincement au coeur que nous regardons Dorothée s’éloigner vers la porte d’embarquement.
La fin de notre périple sur la côte Est marque aussi la fin de la première moitié de notre voyage. Snirfl.

Pas de bol, notre vol pour Brisbane où nous devions prendre une correspondance pour Perth est retardé. Nous passons la journée à l’aéroport. Chouette. Entre-temps, Dorothée a dû arriver à Melbourne !
Après 9h d’attente, on nous annonce que le vol est annulé. Nous passons la nuit dans un hôtel club dans les environs de Cairns (aux frais de la compagnie aérienne bien sûr). Seul réconfort suite à cette journée pourrie, les chambres sont super spacieuses (avec plein de dosettes et d’échantillons !), et nous allons dormir dans des vrais lits (grands, et non superposés). Nous en profitons même, après le dîner, pour faire quelques brasses dans la super piscine avant d’aller nous mettre au lit.

Le lendemain, nouvelle journée pourrie. Notre vol initial qui comportait une escale et devait durer 5h30 s’est transformé en vol à deux escales d’une durée totale de 10h… Nous prenons donc nos 3 avions les uns après les autres avant d’arriver, épuisées, à Perth où nous avons trouvé de justesse deux lits libres dans une auberge pour passer la nuit.
Ouf.

Sydney, la suite

Nous découvrons durant les jours suivants la célèbre plage Bondi, spot favori des surfeurs de Sydney. So m’as-tu-vu… Ici, c’est démonstration de bronzage, de musculation et exposition de tatouages toute la journée. Nous nous baignons tant bien que mal car la mer est agitée et le temps vire à la pluie. Nous marchons ensuite le long de la côte où les plages se succèdent. La roche est incroyable ici, creusée ou polie par le sel et l’eau, elle offre des paysages magnifiques. Nous faisons également une très belle balade d’une dizaine de kilomètres le long de la côte depuis Manly, malgré un temps peu clément. Pour accéder à Manly, nous prenons le ferry depuis le Circular Quay de Sydney. Cette balade en bateau nous permet de prendre de belles photos de l’opéra depuis la mer. On peut dire que nous avons de la chance car cette semaine-là a également lieu le nouvel an chinois. Et vu le nombre de chinois habitant à Sydney, c’est un évènement d’une certaine ampleur. Nous retrouvons dimanche ma très bonne amie Magali qui vit à Sydney depuis environ deux ans et demi et va se marier en août avec un néo-zélandais (! premier mariage d’une copine, ça y est ça commence..). Nous prenons un verre sur la promenade du Darling Harbour, puis partons dîner dans Chinatown où aura lieu le défilé du nouvel an. Nous dénichons un restaurant coréen finalement plutôt japonais situé au premier étage et nous donnant une vue parfaite sur la rue principale du défilé. Très sympa. C’est super kitsch, super chinois, on adore. Quelques jours après, nous visitons avec Magali le vieux quartier de la ville, The Rocks, village originel des premiers colons arrivés d’Angleterre il y a deux siècles. Le soir même, nous montons sur le Harbour Bridge, pont reliant la city à une autre partie de la ville. La vue sur l’opéra y est assez magique avec toutes les petites lumières de la baie. On recommande. Puis, dans le désordre, nous sortirons un soir puis bruncherons avec des amis libanais de Laure (connaissances de Montréal), nous boirons un verre avec Hubert, un ami parisien de Dorothée, dans deux bars totalement insolites et totalement géniaux dont l’un des deux, invisible depuis la rue, est réservé à une clientèle d’initiés. Oh la vache, on est initiées nous aussi !! La classe… Nous visiterons le quartier chaud de Kings Cross dont les boutiques, bars et restaurants sont ouverts toute la nuit. Des gorilles racolent les passants sous les enseignes lumineuses en néons. C’est le mini Pigalle de Sydney. C’est show ! Nous visitons également les très beaux Royal Botanic Gardens, avec leurs magnifiques fleurs, plantes et arbres tropicaux où des centaines d’énormes chauves-souris sont suspendues, tête en bas, et poussent des cris affreux. Enfin, le dernier jour, nous partons explorer les Blue Mountains, magnifique parc national classé au patrimoine mondial de l’Unesco, et dont le nom provient de la vapeur bleutée émanant des gigantesques forêts d’eucalyptus. Les paysages sont grandioses, avec les Three Sisters, une formation de trois rochers côte-à-côte dressés vers le ciel. Le septième jour, le temps est décidemment à la pluie, et c’est presque avec soulagement que nous prenons notre bus de nuit pour rejoindre Byron Bay, plus haut sur la côte.

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Airlie Beach et Whitsunday

Nous arrivons à Airlie Beach, point de départ pour les îles Whitsunday, après une nouvelle nuit passée dans le bus.

Il n’y a pas grand chose à faire à Airlie Beach, à part aller barboter dans le lagon, ce que nous ferons 2 jours durant. Difficile de se rafraîchir, l’eau doit être à plus de 30 degrés.

Le troisième jour, a y est, nous embarquons avec une vingtaine de personnes à bord d’un catamaran de 16 mètres pour naviguer autour des Whitsundays.
C’est vraiment trop génial. L’équipage est composé d’un irlandais – le cuistot, d’un australien – l’instructeur de plongée, et d’un neo-zélandais – le capitaine.
Le groupe, quant à lui, est très hétérogène en nationalités et en âges, mais pas de français à bord.

Nous passerons deux jours de rêve (et deux nuits) à naviguer autour d’îles magnifiques, s’arrêtant dans des baies pour faire du snorkeling, de la plongée, ou passer la nuit.

Ayant la possibilité de plonger avec bouteille, j’y vais deux fois, armée de mes palmes, masque et combinaison intégrale. Et oui, malheureusement, les méduses sévissent ici aussi en cette saison, et ce sont de vraies vilaines bêtes, donc mieux vaut bien se protéger.
Je n’ai jamais vu autant de couleurs. Les coraux et les poissons sont magnifiques…
J’ai vu des genre de mérous bleus énooormes, un poisson-clown dans son anémone, des poissons de roche impressionnants et à l’air sévère, des poissons perroquets magnifiques à l’air ahuri, une énorme tortue nageant tranquillement en-dessous de nous, des tas d’autres poissons dont je ne connais pas le nom, des méduses, mais pas de requins. Petite déception tout de même. Dorothée et Laure en ont vu un en nageant avec palmes, masque et tuba (et combi).

C’est vraiment amusant comme les poissons sont curieux. Lorsque l’on se retrouve au milieu d’un banc de poissons, certains viennent coller leur tête à votre masque, c’est assez rigolo. On peut nager comme cela pendant plusieurs minutes en compagnie du banc, jusqu’à ce que celui-ci décide brutalement de changer de direction.
J’avais vraiment l’impression d’être dans le monde de Nemo.

Le cuistot nous mitonne des petits plats à tomber par terre, on a même droit à un barbecue de poulet mariné sur le bateau. Miam.
Chaque soir, nous assistons au ballet d’une famille de dauphins dans les lumières bleues éclairant l’eau à l’arrière du bateau. La lumière attirant des bancs de poissons, les dauphins s’en donnent à coeur joie dans une immense orgie, poursuivant leurs proies et assurant le spectacle en nageant tantôt sur le ventre, tantôt sur le dos, et poussant des petits cris de victoire.
Au-dessus de nos têtes, la voie lactée scintille, le mat se balance doucement sous un ciel plein d’étoiles.

Nous dormons dans une cabine de 8 personnes, Dorothée et Laure partageant le même lit. Le bateau dispose de deux minuscules cabines de douche/toilettes pour vingt personnes. Chaque matin, nous sommes réveillées vers 6h30 par le bruit du moteur et les mouvements du bateau qui repart.
C’est sûr que côté confort, on peut mieux faire, mais ces deux jours sont tellement dingues qu’on en oublie ces détails.

Nous faisons une escale sur la Whitsunday Island, et faisons une balade au cours de laquelle nous croisons de charmantes énormes araignées au centre de toiles immenses.
Nous nous baignons ensuite dans un lagon naturel peu profond où nagent des raies et des petits requins verts-jaunes plutôt craintifs.

Ce tour restera l’un de mes meilleurs souvenirs de la côte Est.

De retour sur la terre ferme, nous mettrons trois jours à nous remettre de ces deux jours passés en mer. Je crois qu’on a le mal de terre, en tous cas on a mal au coeur, et ce n’est pas la nuit en bus qui nous attend pour rejoindre Cairns qui nous aidera à nous en remettre.

Fraser Island

Aujourd’hui, nous partons faire un tour organisé de deux jours sur Fraser Island, la plus grande île de sable au monde (120 km sur 15 km).

Nous prenons un ferry pour rejoindre l’île et découvrons la machine de guerre qui nous transportera sur place : un genre de bus 4×4 monté sur d’énormes roues avec des suspensions prodiguant des sensations dignes d’un parc d’attractions.
Le bus fonce sur les chemins de sable, rasant les troncs d’arbres (la végétation couvre la quasi-totalité de l’île).
Nous roulons d’abord dans la forêt, puis atteignons la plage, immense (elle fait de tour de l’île), et plus ou moins large selon les marées.

Après avoir fait trempette dans les Champagne Pools, une sorte de piscine naturelle d’eau de mer entourée de rocher, et dont les vagues qui se jettent dedans créent des miliers de petites bulles, le bus nous dépose dans l’unique hôtel de l’île où nous passerons la nuit.

C’est en allant boire un cidre (cela se vend comme des bouteilles de bière ici) sur la plage au coucher du soleil que nous rencontrerons trois australiens trentenaires revenant de la pêche aux palourdes.
Nouvelle soirée mémorable.
Nous nous retrouvons toutes les trois, pieds nus sur la plage, à chanter des chansons d’Edith Piaf devant nos trois compères confortablement installés sur leurs sièges de pêches.
Après de chaleureux applaudissements de la part de notre public, nous inversons les rôles et les regardons interpréter des chansons de Johnny Cash, accompagnées de pas de danses approximatifs. Un spectacle réjouissant.
Le soleil se couche derrière la plage, un dingo (chien sauvage) trottine le long de la mer, et nous rions aux éclats.
Je vous jure, c’est toute la vérité rien que la vérité.

Après avoir refusé leur invitation à se joindre à leur barbecue (nous devons dîner avec le groupe à l’hôtel), ils nous rejoignent pour quelques parties (pitoyables) de billard.
Nous DEVONS absolument récupérer les films de notre prestation sur la plage pris depuis leurs appareils photos, cela promet d’être comique.

Le lendemain, nous nous enfoncons en bus vers l’intérieur de l’île et découvrons deux magnifiques lacs (McKenzie et Jennings) où nous nous baignons (la baignade en mer est impossible à cause des forts courants et des requins).
Le premier lac est splendide. Entouré de forêts et de petites plages de sable blanc, son eau est limpide et scintillante.
Le second est surprenant, à la limite du réel. Après avoir bien marché sous un soleil de plomb sur des chemins sableux, nous débouchons sur d’immenses dunes. En contrebas, complètement caché, se trouve un lac aux eaux d’un vert profond et habité par d’énormes poissons-chats. I-RÉ-EL.
Nous nous baignons avec la sensation d’être dans un conte fantastique. Lorsqu’on reste immobiles dans l’eau, des dizaines de petits poissons viennent nous chatouiller les pieds et les jambes. Je me laisse aller à une fishpédicure gratuite dans cet endroit paradisiaque. 🙂