La côte ouest

Nous voilà repartie pour un tour en bus avec un groupe sur la côte ouest.

Nous sommes 24, des suisses-allemands (beaucoup), deux suédoises, deux malaysiennes, des japonaises, des anglais, une hollandaise, une irlandaise, un chinois, mais toujours pas de français.
Notre guide, Jess, est très sympa et commence chacune de phrases par un « Ok, guys » (variante : « Alright guys »).

Les trajets entre chaque stop sont très longs, et pour le coup, il n’y a vraiment rien de rien sur le chemin. De part et d’autre de la route (toute droite la plupart du temps), des arbustes s’étendent à perte de vue. De temps en temps, une ferme apparaît, au milieu de nul part, et nous nous demandons qui peut bien vivre ici.

Fort heureusement, le bus est climatisé. A chaque arrêt, c’est la claque. Il fait dans les 37 degrés à l’ombre, et il n’y a pas d’ombre. Par contre il y a des mouches, des tas de mouches qui viennent se coller à nos visages, à notre nez, à nos oreilles, à notre bouche (je n’essaie pas de faire un cours d’anatomie, mais j’insiste sur ces parties parce que c’est vraiment extrêmement désagréable, surtout dans les oreilles).

Chaque repas fait l’objet d’une organisation assez extraordinaire. Chacun trouve son rôle : préparation des légumes, responsable du barbecue, rapeur de fromage (un métier à part entière), vaisselle, rangement… Notre groupe est super efficace et nous repartons toujours à l’heure.
Enfin, nous pouvons faire ce barbecue tant désiré ! Pour certains déjeuners, nous préparons des hamburgers sur une aire de picnic, le soir, nous grillons des steaks et des saucisses et préparons une grande salade.
L’avantage d’être en groupe est que nous préparons le dîner à tour de rôle, ce qui nous permet certains soirs de nous laisser aller à une douce contemplation en sirotant notre verre de vin rouge tiède (dans un mug en métal, vive la vie de camping !).

Au bout de trois jours, le voyage se termine pour la moitié de notre groupe. C’est dommage car nous commencions tout juste à nous connaître. Ils reprennent le bus pour Perth tandis que nous continuons notre voyage vers Exmouth.
Nous sommes donc désormais 12 à bord de notre mini-bus. Une suisse-allemande, un hollandais, deux anglais, une chinoise, deux suédoises, deux malaysiennes, Jess et nous 🙂

La côte ouest est vraiment magnifique, beaucoup plus sauvage que la côte est. C’est vraiment l’Australie telle qu’on se la représente : de grandes routes toutes droites pendant des kilomètres avec rien d’autre autour que de la végétation et quelques moutons de temps à autres.
Les distances entre chaque point d’intérêt sont immenses, mais les heures passées sur la route sont largement récompensées.
Chaque endroit que découvrons est une nouvelle surprise, impossible de se lasser, les paysages sont à chaque fois incroyables et complètement différents. La nature est si dingue ici, on se sent vraiment petits !

Notre première escale se fait dans le désert de Pinnacles, un lieu impressionnant où des centaines de rochers semblant sortir de nul part se dressent vers le ciel. Ces formations rocheuses se seraient formées
dans un désert de sable restent un mystère pour les scientifiques.

Nous découvrons ensuite la magnifique plage de Julien Bay où nous faisons du sand surfing sur une énorme dune surplombant la plage. Concept : tu montes en haut de la dune avec tes petites jambes, tu t’assois sur une planche de surf en bois à peu près de la taille d’un snowboard, et tu gliiiiiiiisses !!! Trop bien. J’y retourne deux fois et c’est tout parce qu’avec ce vent de fou j’ai du sable jusque dans la bouche.
L’Australie est un pays venteux, et c’est rien de le dire.

Nous reprenons la route et nous arrêtons pour voir le coucher de soleil à Pot Alley, un lieu incroyable et majestueux où d’immenses falaises déchiquetées plongent dans l’océan. La lumière est surnaturelle, les rochers passent du doré au rouge pendant que le soleil rougeoyant disparaît derrière l’horizon, et malgré les rafales de vent glaçé qui manquent de nous emporter, nous avons du mal à quitter cet endroit.

Nous passons la première nuit à Kalbarri, point de départ pour une belle balade le lendemain dans le Kalbarri National Park (1 000 km² de bush) où nous faisons de l’updiving sur une paroi rocheuse de 25 mètres (ben pour une première fois c’est déjà pas mal). Il s’agit donc de descendre en rappel une paroi abrupte. Franchement, je pensais que c’était plus facile. « Fais la grenouille ! » me crie le moniteur. Ben ouiiii, j’essaie ! Ma grenouille était certe un peu tendue (en témoignent mes courbatures du lendemain), mais je suis arrivée en bas un grand sourire aux lèvres. Même que j’ai recommencé.

Nous découvrons ensuite la Shark Bay World Heritage Area, où nous nous baignons sur une plage uniquement composée de milliers de petits coquillages blancs (d’où son nom : Shell Beach).

Nous passons la nuit à Monkey Mia, une zone protégée par le Département en charge de l’environnement et de la conservation.
Le lendemain, nous profitons de la plage sur laquelle notre auberge donne, et assistons au nourrissage des dauphins. Explications : depuis les années 60, des dauhins attirés par les bateaux de pêche ont pris l’habitude de venir en bord de plage pour être nourris. C’est donc devenu une attraction touristique à laquelle j’ai allègrement participé puisque j’ai donné un poisson à un mignon dauphin qui me souriait de toutes ses dents.
Nous partons ensuite voir une baie infestée de requins. On peut les observer depuis la colline en surplomb. Ils viennent vraiment contre la côte ! Très rassurant tout ça…

Le lendemain, super journée de folie. Nous sommes à Coral Bay, lieu de prédilection pour le snorkeling et la plongée. En effet, le long de la Coral Coast, il existe également une barrière de corail très riche en coraux et poissons de toutes sortes. Les stars de la région sont les requins baleines, énormes (jusqu’à 16 m de long et 40 tonnes) et magnifiques (bleus tachetés de blanc) mais la saison s’étendant de mars à juin, nous n’en verrons pas.
En revanche, nous nagerons jusqu’à en perdre haleine derrière des raies mantas majestueuses de 3,5 m d’envergure, nous barboterons au-dessus de cinq requins gris, nous nous baladerons en compagnie de charmantes tortues vertes (parfois en prenant soin d’éviter les méduses) et observerons le ballet incessant des poissons grignotant les coraux.

Enfin, le soir, nous atteignons Exmouth, dernière étape avant d’entamer notre redescente vers Perth. Nous y restons deux nuits et profitons des belles plages de Lakeside et Turquoise Bay depuis lesquelles la barrière de corail est accessible (sans bateau) pour faire du snorkeling. Encore des tortues, des coraux, un poulpe, des poissons-clowns… Chic !

Sixième jour. Lors de notre redescente, nous faisons une brève escale à l’endroit exact où passe le Tropique du Capricorne et nous arrêtons pour la nuit dans une charmante ferme entourée de champs dorés où paissent de mignons lamas.

Dernier jour ! Nous continuons notre route vers Perth et faisons escale dans un lieu surprenant : la Principauté de Hott River, un village ayant décidé de vivre en totale autharcie et d’auto-proclamer son indépendance. Nou avons donc rencontré le prince et la princesse, bien agés maintenant, et visité leur église, leur poste, leur government house, et leur boutique de souvenirs bien sûr.
Ils sont bizarres ces australiens. Non non, la Principauté de Monaco en France ça n’est pas du tout pareil… Bon, ok, on a la même chez nous.
Nous nous arrêtons également dans le Greenough Wildlife and Bird Park, une ferme où les propriétaires ont décidé de recueillir des animaux blessés et de les soigner.

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