Sydney, la suite

Nous découvrons durant les jours suivants la célèbre plage Bondi, spot favori des surfeurs de Sydney. So m’as-tu-vu… Ici, c’est démonstration de bronzage, de musculation et exposition de tatouages toute la journée. Nous nous baignons tant bien que mal car la mer est agitée et le temps vire à la pluie. Nous marchons ensuite le long de la côte où les plages se succèdent. La roche est incroyable ici, creusée ou polie par le sel et l’eau, elle offre des paysages magnifiques. Nous faisons également une très belle balade d’une dizaine de kilomètres le long de la côte depuis Manly, malgré un temps peu clément. Pour accéder à Manly, nous prenons le ferry depuis le Circular Quay de Sydney. Cette balade en bateau nous permet de prendre de belles photos de l’opéra depuis la mer. On peut dire que nous avons de la chance car cette semaine-là a également lieu le nouvel an chinois. Et vu le nombre de chinois habitant à Sydney, c’est un évènement d’une certaine ampleur. Nous retrouvons dimanche ma très bonne amie Magali qui vit à Sydney depuis environ deux ans et demi et va se marier en août avec un néo-zélandais (! premier mariage d’une copine, ça y est ça commence..). Nous prenons un verre sur la promenade du Darling Harbour, puis partons dîner dans Chinatown où aura lieu le défilé du nouvel an. Nous dénichons un restaurant coréen finalement plutôt japonais situé au premier étage et nous donnant une vue parfaite sur la rue principale du défilé. Très sympa. C’est super kitsch, super chinois, on adore. Quelques jours après, nous visitons avec Magali le vieux quartier de la ville, The Rocks, village originel des premiers colons arrivés d’Angleterre il y a deux siècles. Le soir même, nous montons sur le Harbour Bridge, pont reliant la city à une autre partie de la ville. La vue sur l’opéra y est assez magique avec toutes les petites lumières de la baie. On recommande. Puis, dans le désordre, nous sortirons un soir puis bruncherons avec des amis libanais de Laure (connaissances de Montréal), nous boirons un verre avec Hubert, un ami parisien de Dorothée, dans deux bars totalement insolites et totalement géniaux dont l’un des deux, invisible depuis la rue, est réservé à une clientèle d’initiés. Oh la vache, on est initiées nous aussi !! La classe… Nous visiterons le quartier chaud de Kings Cross dont les boutiques, bars et restaurants sont ouverts toute la nuit. Des gorilles racolent les passants sous les enseignes lumineuses en néons. C’est le mini Pigalle de Sydney. C’est show ! Nous visitons également les très beaux Royal Botanic Gardens, avec leurs magnifiques fleurs, plantes et arbres tropicaux où des centaines d’énormes chauves-souris sont suspendues, tête en bas, et poussent des cris affreux. Enfin, le dernier jour, nous partons explorer les Blue Mountains, magnifique parc national classé au patrimoine mondial de l’Unesco, et dont le nom provient de la vapeur bleutée émanant des gigantesques forêts d’eucalyptus. Les paysages sont grandioses, avec les Three Sisters, une formation de trois rochers côte-à-côte dressés vers le ciel. Le septième jour, le temps est décidemment à la pluie, et c’est presque avec soulagement que nous prenons notre bus de nuit pour rejoindre Byron Bay, plus haut sur la côte.

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Sydney !

Nous voilà à Sydney, la ville du bout du monde !!
Ça fait quand même drôle de se dire qu’on y est. Je suis où ? A Sydney. Yeeaaah.

Bizarrement, nous avons quitté Melbourne sous un soleil magnifique et découvrons Sydney sous une bonne couche de nuages. Oui c’est bizarre car normalement ici, c’est plutôt l’inverse. Et plus on remonte vers le nord, plus il fait chaud. Ce qui est sûr c’est que c’est plus humide. L’air est lourd et moite, on a envie de prendre une douche toutes les 5 minutes.

Nous déposons nos bagages dans notre première auberge et filons voir l’emblême de la ville, l’opéra !
Peut être est-ce à cause des trop nombreuses photos (retouchées) vues auparavant, mais on s’attendait à faire un Wouahhh un peu plus tonique. Finalement, vu de près, il nous paraît moins grand et imposant que ce à quoi l’on s’attendait. Mais bon, on est dans la place, et ça s’est la méga classe. Et même cette pluie minable ne suffira pas à atténuer notre euphorie.

Notre auberge est sympa (Big Hostel), en plein centre-ville, dotée d’une grande pièce à vivre et d’un accès gratuit à internet (rare, très rare).
Seul bémol, d’énormes cafards qui se baladent un peu partout dans la cuisine, principalement aux heures de pointe. Mais passons là-dessus, car le petit déjeuner est offert (là aussi, rare).

Nos premiers jours sont très sympathiques. Nous avons eu la chance (le coup de pot !) d’arriver le jour de l’Australia Day, et la ville baigne dans une ambiance estivale et festive. Les australiens sont très patriotes, le drapeau national est omniprésent, et l’évènement se fête aussi bien en famille -qu’entre amis.
Bien que ce jour célėbre également la violation des territoires des aborigènes, nous nous laissons aller à la douce torpeur de cette journée et échouons sur une pelouse pour écouter un chanteur de country parlant de son pays (bien sûr), en gratouillant sa guitare. Soupir de satisfaction. On est à Sydney.

Deux jours plus tard, nous démménageons, faute de disponibilités, dans une autre auberge.
Désanchentement immédiat. Accueil sur fond de musique techno-dance-pop-beurk-tropdebruit, déposage des sacs dans une cave immonde impréniée de pipi de rat, attente interminable de l’ascenseur car 12 étages et 1 ascenseur en panne, découverte de la chambre minuscule de 6 personnes sans fenêtre avec cafards aux murs et literie plus que suspecte = Scandale à la réception « ça va pas nan mais oh, rendez-nous notre argent » (Dorothée n’a pas hésité à mettre en oeuvre ses talents d’avocate avec cette belle tirade : « We want our money, you don’t have the right ! »).
Nous y passons finalement la nuit avec nos collocs futurs ingénieurs brésiliens, et obtenons une chambre plus grande pour les jours suivants.

L’été est probablement la meilleure saison pour visiter Sydney. Les festivals de musiques se font concurrence un peu partout, et la plupart des évènements sont en plein air.
Nous assistons d’ailleurs le troisième soir à un opéra gratuit, Les Pêcheurs de Perles (en français ! mais avec un fort accent italien..) dans le Botanic Garden. Trrrès sympa. L’évènement était attendu, des centaines de personnes ont investi les pelouses, amenant avec eux nappes, verres à pied, champagne, brochettes et autres mets exquis. Ils sont fous ces australiens, ou plutôt géniaux, et incroyablement organisés. Moi ça me plaît toute cette ambiance de pique-nique chic ! (Soit. J’ai dévoré un énorme hot dog plein d’oignons caramélisés et de ketchup avec une barquette de frites, mais le spectacle était divin).
Moment magique : nous, emmitouflées dans des capes en plastiques bleues Schtroumpf distribuées par le sponsor Audi, allongées dans l’herbe en observant le coucher de soleil derrière les grattes-ciel entourant le parc, pendant que, sur scène, deux hommes s’arrachent le coeur d’une femme, et que les chauves-souris géantes s’agitent au-dessus de nos têtes.

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