Noosa

Nous arrivons en fin d’après-midi à Noosa, station balnéaire (oui, encore, en fait il n’y a que ça sur la côte est) sur la Sunshine Coast.

La navette de l’auberge nous récupère à la bus station (à l’heure pour une fois), et nous arrivons au YHA de Noosa.

Ô luxe.
Nous arrivâmes au pied de ce bel édifice, fièrement perché au sommet d’une butte. Le panneau de l’auberge dressé fièrement devant nous nous promettait deux jours de bonheur. Quelle joie fut la notre lorsque nous découvrîmes dans notre chambre de 5 (pas 8, pas 6, 5 !), une literie respirant la propreté. Nous en étions presque heureuses de faire nos lits.
Petite appartée : il faut quand même savoir que la petite contrepartie à ce merveilleux voyage réside dans la multiplication des tâches ménagères. C’est-à-dire que lorsqu’en temps normal nous ne ferions et déferions nos lits qu’une fois par semaine, ici la cérémonie recommence tous les deux jours. Idem pour les valises que l’on défait et refait à l’infini (sans parler des petites culottes qu’on lave).
Bref, heureuses, donc. Et quelle ne fut pas notre surprise lorsque qu’un jeune homme blond s’approcha de nous pour nous poser cette divine question : White or red whine ? S’en suivit une distribution d’un bon pour une heure gratuite d’internet, le rêve dépassait toutes nos attentes.

La plage de Noosa est très belle, tout comme celle de Byron Bay, mais la mer y est beaucoup plus calme. C’est pourquoi cette destination est assez prisée des familles.
Il y a tout de même un phénomène très étrange dans la mer de Noosa. Lorsqu’on est dans l’eau, on ressent des petits picotements assez désagréables sur tout le corps, et cette sensation se prolonge une fois sorties de l’eau.
D’après les explications d’un groupe de jeunes australiennes en train de batifoler dans les vagues, il s’agirait de petites bêtes invisibles à l’oeil nu mais pas bien méchantes. A éclaircir.

Nous avons fait à Noosa un certain nombre de rencontres toutes aussi incongrues que sympathiques.
Le premier jour, après avoir fait un détour de 10 km pour accéder au supermarché qui se trouvait en fait juste à côté de notre auberge, accablées par la chaleur et l’humidité, nous voilà en train de faire du stop sous le regard consterné des automobilistes (ça n’a pas l’air d’être une chose courante ici).
Nous abordons finalement un charmant couple de retraités et leur yorkshire Lottie arrêtés en bord de route.
C’est avec une infinie gentillesse qu’ils nous mèneront non seulement jusqu’au supermarché, mais également jusqu’à un point de vue sur une colline dominant la ville.
Charming !

Nous dînons le soir-même au restaurant de l’auberge et faisons connaissance avec notre voisin de table, Ultan, un chanteur irlandais de 33 ans faisant un road-trip en moto sur la côte Est, et à l’humour bien aiguisé (il nous laissera mimer pendant 5 bonnes minutes l’histoire des cafards à Sydney avant de nous avouer qu’il avait très bien compris de quoi nous lui parlions). PS : mimer un cafard, c’est pas facile.

Nous avons de la chance car ce soir-là est également présent un groupe de musiciens et chanteurs irlandais et écossais. C’est donc au rythme des entraînantes musiques celtiques que nous dégustons nos salades thaï au boeuf (un délice, cette auberge est dingue).

Après ce bon repas, moult tapements de pieds et applaudissements, je réclame une formation à la cornemuse écossaise.
J’ai offert ce soir-là un spectacle affligeant à la clientèle de l’auberge : moi, essayant désespérément de produire un son mais ne parvenant qu’à sortir des vagues bruits de pets prolongés, manquant de suffoquer entre deux fous-rires, tandis que Tony l’écossais et prof de sport, m’aide à remplire les poches d’airs situées sous chaque bras en les pressant.
J’ai les films.

Nous finissons la soirée avec notre sympathique groupe de musiciens au Hungry Jacks, un bar un peu plus bas dans la rue qui propose, ce soir-là, à tous les volontaires de passer sur scène le temps de quelques chansons.
Nos amis irlandais enflammeront la scène tandis que nous jouerons les supportrices françaises en délire.
Une soirée magique et complètement improbable. Vivement la prochaine !

Nous quittons Noosa pour rejoindre Hervey Bay où nous passons la nuit avant de prendre le ferry pour Fraser Island.

Surfers Paradise

Arrivée à Surfers Paradise par le Greyhound bus. Attente interminable de la navette de l’auberge à la gare routière. Et une après-midi de perdue !

Malgré son nom vendant une bonne dose de rêve, Surfers Paradise n’a pas le charme de Byron Bay, ni les surfeurs d’ailleurs.
Ici, les buildings sont omni-présents, et la plage pleine de touristes pas très classes (pour ne pas dire bien beaufs).

Heureusement, notre auberge dispose d’une très agréable piscine dans laquelle nous nous prélassons après le petit-déjeuner.
Nous y rencontrons Guillaume, un français très sympa (de manière générale, les gens que l’on rencontre sont très sympas) qui nous conseille de faire un tour en avion pour survoler les îles de la grande barrière de corail. C’est noté, on essaiera de faire ça à Cairns.
Nous parlons Australie, australiens et backpackers autour d’une bonne salade de pâtes et d’une bouteille de vin blanc, pendant qu’un groupe de jeunes regarde Saw (un affreux film d’horreur pour ceux qui ne connaissent pas) dans la salle commune. Laure rira beaucoup ce soir-là (et les jours suivants) après l’évocation des sixième et septième volets de la saga, Saw 6 et Saw 7 (à lire à haute voix). Ah les bonheurs simples de la vie !

Byron Bay

Nous arrivons à Byron Bay à 8h00 après 13h passées dans le car. La nuit n’a pas été de tout repos mais qu’importe, nous voilà à Byron Bay, et il fait super beau, et tellement chaud déjà !

Après une bonne heure d’attente, la navette qui était partie sans nous revient nous chercher.
Ouf, nous arrivons à l’auberge, située à quelques mètres de Belongil beach, la plage voisine de Byron Bay. Et quelle plage… Immense et sauvage, balayée par des rouleaux de vagues où glissent de nombreux surfeurs.

L’auberge est vraiment sympa, tout en bois, avec des patios exotiques où des hamacs sont suspendus entre les palmiers. La chambre est spacieuse, et nous avons même une salle de bain que nous partageons avec la chambre voisine (quel luxe !).

Nous passons deux jours et deux nuits dans ce cadre sympathique où tout compte fait, nous serions bien restées un peu plus.
Byron Bay a tout d’une charmante petite station balnéaire où l’on se laisse facilement enivrer par la chaleur, la douceur de vivre, les surfeurs partout, les glaciers et autres tentations gourmandes… Bref, ici, ca sent les vacances à plein nez, et ça nous plaît.

La baie nous offre également des coins de plage plus calmes où nous pouvons enfin nous baigner sans être ballotées par les vagues. La mer ici est très dangereuse. Toutes les plages sont balisées et surveillées. Les endroits dédiés au surf et à la baignade sont distincts, et facilement identifiables.
Comme le dit si bien le Petit Futé (pas si futé que ça pour ce qui est des bons plans), le plus grand danger ne vient pas des requins (les plages sont la plupart du temps protégées par des filets), mais des forts courants que l’on peut aisément sentir lorsque les vagues se retirent, même en ayant seulement les pieds dans l’eau.

Quant aux méduses, nous n’en avons pour l’instant vu que quelques-unes, échouées sur la plage, mais RÀS dans l’eau.
Ah oui, fait notable, nous avons vu nos premiers dauphins en faisant une marche jusqu’au phare de la baie 🙂  Happy us !

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Sydney !

Nous voilà à Sydney, la ville du bout du monde !!
Ça fait quand même drôle de se dire qu’on y est. Je suis où ? A Sydney. Yeeaaah.

Bizarrement, nous avons quitté Melbourne sous un soleil magnifique et découvrons Sydney sous une bonne couche de nuages. Oui c’est bizarre car normalement ici, c’est plutôt l’inverse. Et plus on remonte vers le nord, plus il fait chaud. Ce qui est sûr c’est que c’est plus humide. L’air est lourd et moite, on a envie de prendre une douche toutes les 5 minutes.

Nous déposons nos bagages dans notre première auberge et filons voir l’emblême de la ville, l’opéra !
Peut être est-ce à cause des trop nombreuses photos (retouchées) vues auparavant, mais on s’attendait à faire un Wouahhh un peu plus tonique. Finalement, vu de près, il nous paraît moins grand et imposant que ce à quoi l’on s’attendait. Mais bon, on est dans la place, et ça s’est la méga classe. Et même cette pluie minable ne suffira pas à atténuer notre euphorie.

Notre auberge est sympa (Big Hostel), en plein centre-ville, dotée d’une grande pièce à vivre et d’un accès gratuit à internet (rare, très rare).
Seul bémol, d’énormes cafards qui se baladent un peu partout dans la cuisine, principalement aux heures de pointe. Mais passons là-dessus, car le petit déjeuner est offert (là aussi, rare).

Nos premiers jours sont très sympathiques. Nous avons eu la chance (le coup de pot !) d’arriver le jour de l’Australia Day, et la ville baigne dans une ambiance estivale et festive. Les australiens sont très patriotes, le drapeau national est omniprésent, et l’évènement se fête aussi bien en famille -qu’entre amis.
Bien que ce jour célėbre également la violation des territoires des aborigènes, nous nous laissons aller à la douce torpeur de cette journée et échouons sur une pelouse pour écouter un chanteur de country parlant de son pays (bien sûr), en gratouillant sa guitare. Soupir de satisfaction. On est à Sydney.

Deux jours plus tard, nous démménageons, faute de disponibilités, dans une autre auberge.
Désanchentement immédiat. Accueil sur fond de musique techno-dance-pop-beurk-tropdebruit, déposage des sacs dans une cave immonde impréniée de pipi de rat, attente interminable de l’ascenseur car 12 étages et 1 ascenseur en panne, découverte de la chambre minuscule de 6 personnes sans fenêtre avec cafards aux murs et literie plus que suspecte = Scandale à la réception « ça va pas nan mais oh, rendez-nous notre argent » (Dorothée n’a pas hésité à mettre en oeuvre ses talents d’avocate avec cette belle tirade : « We want our money, you don’t have the right ! »).
Nous y passons finalement la nuit avec nos collocs futurs ingénieurs brésiliens, et obtenons une chambre plus grande pour les jours suivants.

L’été est probablement la meilleure saison pour visiter Sydney. Les festivals de musiques se font concurrence un peu partout, et la plupart des évènements sont en plein air.
Nous assistons d’ailleurs le troisième soir à un opéra gratuit, Les Pêcheurs de Perles (en français ! mais avec un fort accent italien..) dans le Botanic Garden. Trrrès sympa. L’évènement était attendu, des centaines de personnes ont investi les pelouses, amenant avec eux nappes, verres à pied, champagne, brochettes et autres mets exquis. Ils sont fous ces australiens, ou plutôt géniaux, et incroyablement organisés. Moi ça me plaît toute cette ambiance de pique-nique chic ! (Soit. J’ai dévoré un énorme hot dog plein d’oignons caramélisés et de ketchup avec une barquette de frites, mais le spectacle était divin).
Moment magique : nous, emmitouflées dans des capes en plastiques bleues Schtroumpf distribuées par le sponsor Audi, allongées dans l’herbe en observant le coucher de soleil derrière les grattes-ciel entourant le parc, pendant que, sur scène, deux hommes s’arrachent le coeur d’une femme, et que les chauves-souris géantes s’agitent au-dessus de nos têtes.

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New South Wales et arrivée à Sydney

A l’aéroport de Melbourne, nous partons en quête d’une voiture à louer. Comment ça plus de voiture disponible ?! C’est pas comme si c’était le plein été ici 🙂 Bon ok, on a vraiment pas bien joué sur ce coup là. On a voulu jouer les backpackers jusqu’au bout, mais il va falloir être un peu plus organisées… Alleluia, il reste chez Hertz une Kia, modèle familial de 8 places. Hehe, on prend. Notre GPS, Margaret de son petit nom, nous guidera royalement jusqu’à Sydney. Ceci sera donc ma première expérience de conduite à gauche, qui plus est d’une énorme bagnole que nous remplirons aisément à nous trois d’un joyeux bordel.

Nous prenons d’abord la Princes Highway, une route intérieure qui nous permet de rejoindre Lakes Entrance où nous passerons la nuit, bien méritée après quelques 4h30 de conduite.

Le lendemain matin, nous repartons de bonne heure vers Sydney car nous avons 442 km à parcourir jusqu’à Batemans Bay, soit 5h30 de route. Il faut savoir qu’ici les routes sont limitées à 100 km/h, que ce soit sur autoroute ou sur route nationale d’ailleurs. Nous croisons d’énormes camions rutilans 🙂

Nous nous arrêtons à Mallacoota pour déjeuner et faire trempête (la première !) dans une petite crique, puis reprenons la Princes Highway.

Nous croisons sur la route des plages immenses et magnifiques, des pelicans affamés, des cygnes noirs, des forêts enchantées…
Le soir, escale à Batemans Bay où nous dînons d’un délicieux fish & chips, plat très répandu en Australie, héritage culinaire britannique (presque l’unique moyen de manger du poisson d’ailleurs), nous dînons, donc, dans un sympathique petit restaurant avec terrasse sur pilotis.

Après 4 dernières heures de route, nous arrivons enfin à Sydney où nous rendons (avec une profonde tristesse) notre bien-aimée voiture familiale.

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Tasmanie

Nous voilà en Tasmanie. Après moult hésitation, nous avons opté un peu à la dernière minute pour un tour organisé faisant le tour de l’île.

Nous visitons le premier jour Hobart, petite ville située au sud, dont nous peinons à retrouver les charmes décrits dans nos guides.
Nous nous attendions à découvrir un charmant village de pêcheur de style britannique, et c’est un village plutôt urbanisé et parsemé de grues que nous retrouvons. J’y déguste néanmoins mon tout premier cupcake à la « strawberry », divinement bon et sucré à souhait.

Il faut là aussi s’éloigner du centre pour découvrir les coins les plus jolis.
En effet, les collines aux alentours sont parsemées de petites maisons typiques et colorées. Et après une sympathique balade dans le parc surplombant la ville, nous débouchons dans de jolies rues bordées de maisons proprettes de style victorien, toutes garnies d’un petit jardinet débordant de roses multicolores. On se croirait à Whisteria Lane. So charming.

Les jours suivants, nous visitons le magnifique parc de Francynet dans lequel nous accomplirons fièrement un tour d’une dizaine de kilomètres sur des chemins plus ou moins praticables, et tout cela sans même rater notre car. Nous terminons la marche avec les jambes douleureuses, mais avec une satisfaction assez visible (cris de joie dans la forêt). Cela sera suivi par une séance d’étirement sous l’oeil consterné des autres personnes du groupe. Ahlala ces françaises, elles sont vraiment pas comme les autres.

Je suis assez surprise car la végétation de ce parc ressemble énormément à celle que l’on peut trouver en région méditarréenne. Nous aurions tout aussi bien pu être sur des chemins de bord de mer sur la côte d’azur.

Ce tour nous aura permis de découvrir de magnifiques plages, dont le sable blanc, la mer turquoise et les rochers couverts de lichens rouges orangés créaient un décor plus que paradisiaque.
Les parcs nationaux sont superbes. Les forêts semblent tout droit sorties d’un conte, l’atmosphère y est vraiment magique avec ces arbres immenses et multicentenaires.
Nous avons une chance incroyable, nous voyageons sous un ciel bleu azur et un magnifique soleil pendant toute cette semaine. Ce temps est apparement très inhabituel en Tasmanie, réputée pour être souvent nuageuse et sujette aux changements climatiques.

Le groupe avec qui nous voyageons est vraiment super, composé d’allemandes, de suisses, de russes, d’un brésilien, d’une australienne et de deux chinois. Pas de français, parfait pour notre anglais que nous pratiquons de manière intensive cette semaine.
Nos deux guides, Robert, puis Tony, un vieux loup de mer (enfin de campagne) d’une soixantaine d’année, étaient parfaits, très sympas et incroyablement cultivés, de vraies encyclopédies.

Bref, nous repartons vers Melbourne satisfaites, la tête pleine de bon souvenirs et de paysages grandioses.

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Melbourne, la suite

Désolée pour ce post assez tardif, les ordinateurs ont été assez rares ces derniers temps…

Septième jour en Australie.

Après avoir passé six jours à explorer Melbourne dans ses moindres recoins, nous partons aujourd’hui pour la Tasmanie, une île située au sud.
Nous y resterons six jours. Cela doit vraiment être magnifique, j’ai hâte !

Dorothée, la soeur de Laure, nous a rejoins hier soir à la Nunnery, notre deuxième auberge de jeunesse située dans le quartier de Fitzroy.
L’auberge est vraiment cool. C’est un ancien couvent sur trois étages situé juste en face d’un superbe parc où nous avons fait de sympathiques pique-niques et siestes sur la pelouse.

Le quartier est très sympa, très bobo-branché, plein de cafés et de boutiques de fringues complètement dingues.

L’été est enfin là. Ces deux derniers jours ont été magnifiques et très chauds, c’est incroyable comme le temps peut changer vite ici ! Du jour au lendemain, nous sommes passées de 15 à 35 degrés. La transition est un peu hard, mais qu’importe, nous finissons nos journées au parc ou à la piscine de notre quartier.

En ce qui nous concerne, nous avons globalement trouvé que le centre ville de Melbourne avait peu d’intérêt. Il est beaucoup plus sympa de se balader dans les quartiers environnants, plus conviviaux et animés.

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